"ʟɪʙʀᴇ ᴀʀʙɪᴛʀᴇ : Illusion ou réalité ? Et si nos choix n’étaient pas si libres qu’on le croit ?" - Un texte de Paul k.
- quodestproject
- 25 janv.
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L’épisode "Et si on était dans une série?" commence par poser une question intrigante : Est-ce qu’on dirige vraiment notre vie, ou est-ce la vie qui nous dirige ? Cette question reste sans réponse pour encourager la réflexion.
Dans l’épisode, le personnage principal se demande ce que ça changerait d’être un personnage dans une série, sans en avoir conscience. Cette idée ouvre une réflexion sur la « réalité » :
Qu’est-ce que c’est au juste la « réalité »?
Nous sommes complètement plongés dedans, mais il est impossible de la voir de l’extérieur ou d’en identifier les limites. Tout ce que nous savons vient de nos propres perceptions.
Si on ne peut pas sortir de la réalité pour l’observer, alors il est difficile de savoir si c’est nous qui la contrôlons ou si c’est elle qui nous contrôle. L’épisode utilise la métaphore de la série pour poser une question fascinante : et si la réalité n’était qu’une histoire qu’on accepte comme vraie pour donner du sens à ce qu’on vit ?
L’idée n’est pas de trouver une réponse, mais d’explorer ce que ça fait de se poser la question. Peut-être que ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on fait avec « ce qui est ».
Le libre arbitre est souvent vu comme une grande liberté : choisir, décider, prendre en main notre destin. Mais cette liberté a un prix. Chaque choix élimine des possibles, chaque décision nous rend responsables… et parfois prisonniers de nos propres attentes.
On passe notre vie à vouloir tout contrôler : nos choix, nos relations, notre environnement. Mais ce besoin de maîtrise nous coupe souvent de l’instant, de la simplicité d’exister. Alors, posons nous cette question : Le libre arbitre, est-ce vraiment une liberté ? Ou une illusion, dictée par nos peurs et nos conditionnements ?
Et si la vraie liberté était ailleurs ? Pas dans le contrôle, mais dans l’accueil. Non pas renoncer à agir, mais agir depuis un endroit plus calme, plus intuitif. Laisser la vie nous porter, plutôt que chercher à tout diriger.
Ce n’est pas évident à accepter. Mais peut-être qu’en laissant un peu aller, on découvre une autre force : celle de vivre en harmonie avec « ce qui est », plutôt que de lutter contre « ce qui pourrait être ».
Et si la vraie liberté n’était pas dans le choix, mais dans l’acceptation ? On nous dit souvent que choisir, c’est exister, que nos décisions sont l’expression même de notre liberté. Mais est-ce vraiment le cas ? Et si ce qu’on appelle le libre arbitre n’était qu’une façon de fuir la simplicité de « ce qui est » pour se réfugier dans l’idée rassurante qu’on contrôle tout ?
Prenons un instant pour réfléchir. Pensez à une décision importante que vous avez prise dans votre vie. Vous souvenez vous de ce que vous ressentiez à ce moment-là ?
Cette impression d’être libre… était elle réelle ?
Ou vos choix étaient ils influencés par vos peurs, vos croyances, votre passé, ou même des circonstances extérieures ?
Imaginez une flamme dans le vent. Elle vacille, danse, semble libre… mais ce n’est pas elle qui choisit. C’est le vent qui la guide. Et nous, ne sommes nous pas un peu comme cette flamme, pensant décider alors que tant de choses nous dépassent ?
Ce n’est pas une idée facile à accepter. Si tout est écrit, pourquoi faire l’effort de vivre ? Et si rien n’est écrit, pourquoi avons-nous parfois l’impression qu’un ordre caché, presque mystique, nous relie à quelque chose de plus grand ? Ces synchronicités, ces hasards qui tombent trop bien… Qu’est-ce qu’ils signifient vraiment ?
Peut-être que la clé est ailleurs.
Regardez un funambule. Chaque pas semble calculé, mais il ne maîtrise pas tout. Il s’adapte. Il danse avec la gravité, le vent, son propre équilibre. Il ne lutte pas : il compose avec ce qui est.
Et si c’était ça, une liberté plus profonde ? Lâcher la lutte, accepter d’être porté par la vie. Non pas comme une reddition, mais comme un acte de foi. Faire confiance à ce qui nous dépasse, au lieu de s’accrocher à tout prix.
Alors ce soir, je vous propose un petit exercice : imaginez que vous lâchez les bords de la piscine-Océan. Que vous arrêtez de lutter. Que vous vous laissez flotter dans l’Océan de la vie, que vous oubliez les bords rassurant de « votre piscine ». Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que vous ressentez ?
Et si, pour une fois, on essayait juste… d’être ?
Lorsque nous lâchons les bords de la piscine-Océan, un frisson d’inconnu nous parcourt d’abord. Le vide semble vertigineux, et la peur surgit, cette peur ancestrale de perdre pied. Mais si nous acceptons de flotter, si nous cessons de nous débattre, quelque chose d’extraordinaire se produit.
Nous découvrons que l’eau nous porte. Elle nous soutient, même si elle nous semble imprévisible. Les courants de la vie, que nous craignions tant, se révèlent être des alliés. Ils nous emmènent là où nous n’aurions jamais osé aller seuls, là où le contrôle n’a plus sa place mais où l’existence s’offre dans toute sa richesse.
Alors, nous commençons à danser avec le mouvement, plutôt que de lutter contre lui. Chaque vague devient une opportunité, chaque imprévu une découverte. Ce qui semblait chaotique se transforme en symphonie.
Et dans cette liberté nouvelle, quelque chose d’encore plus profond se révèle : Le courage de faire confiance. À la vie, à soi, au « maintenant ». Ce laisser-aller n’est pas un abandon, mais un choix conscient. Celui de croire que, même sans tout comprendre, tout peut avoir un sens.
Alors, que se passe-t-il vraiment lorsque nous lâchons les bords de la piscine-Océan ? Rien de moins que la découverte que nous n’étions pas faits pour nous agripper, mais pour flotter, explorer, et finalement… vivre.
Imagine une journée où vous choisissez de laisser-aller, juste un instant, de laisser tomber cette fameuse plume de Dumbo. Vous savez, celle qui, dans sa douceur apparente, vous maintient suspendu dans l’air, comme si elle était la seule chose qui vous empêchait de tomber. Cette plume qui semble être la clé de votre équilibre, mais qui, en réalité, vous alourdit. Vous êtes là, vous la tenez fermement, convaincu qu’elle est votre sécurité, qu’elle vous évite la chute. Mais, et si vous relâchiez doucement votre prise ?
Et là, en l’espace d’un instant, vous réalisez qu’en lâchant la plume, vous n’êtes pas tombé. Vous êtes simplement tombé dans le présent, dans la vie telle qu’elle est, sans artifice. Ce que vous craigniez, la chute, ne s’est pas produite. Ce qui se produit, c’est l’acceptation. C’est un vent frais qui vous traverse, qui vous porte, qui vous laisse léger, comme la plume de Forest Gump. Elle flotte sans contrôle, portée par le vent, libre, sans destination précise. Et tout à coup, vous vous apercevez que vous, aussi, vous pouvez être cette plume. Vous pouvez vous laisser aller, vous laisser porter.
Parce que, tout comme Forest, vous n’avez plus besoin de savoir où vous allez, de maîtriser chaque mouvement, de contrôler le moindre détail. Vous êtes simplement là, à vivre, à être, sans pression. Vous n'êtes plus ce poids, cette pierre. Vous êtes la légèreté, la liberté d’un instant qui vous échappe, mais qui vous transporte.
Mais la question reste : Pourquoi avons-nous si peur de lâcher cette plume ?
Pourquoi ce besoin viscéral de la garder, de maintenir l’illusion qu’elle nous sauve, nous protège, nous donne une raison d’être là, de tenir bon ? Est-ce que la stabilité que vous croyez trouver dans cette prise n’est en réalité qu’une illusion ? Un confort rassurant mais lourd, un poids qui vous empêche de vous envoler.
Alors, peut-être qu'il est temps d’accepter que la vraie liberté, comme celle de Forest, réside dans l’incertitude, dans le mouvement, dans l’imprévu. Et que, tout comme Dumbo, vous avez peut-être toujours eu la capacité de voler sans cette plume. Peut-être qu'en la lâchant, vous découvrirez que la chute n’est qu’une autre forme de voler, une manière différente d’aller de l’avant. Laissez-vous porter par le vent, comme la plume. Découvrez ce qu’il se passe lorsque vous cessez de vouloir tout maîtriser, tout contrôler, tout prévoir.
Alors, qu'attendez-vous pour lâcher votre plume de Dumbo ? Que se passerait-il si vous, pour un moment, deveniez cette plume légère, prête à se laisser guider, simplement par la vie ?
C’est là, dans ce moment de doute, que réside la véritable tension. C’est là que se joue le dernier sursaut du besoin de contrôle.
Peut-être que vous vous direz : « Mais à quoi bon ? »
Peut-être que, l’espace d’un instant, tout lâcher semblera absurde, irréalisable, effrayant. Mais posez-vous cette question : Et si cet effort pour tout maîtriser était précisément ce qui vous empêchait de vous épanouir ?
Je répète : Et si cet effort pour tout maîtriser était ce qui vous empêchait de vous épanouir ?
Ce doute, cette résistance, sont là pour nous rappeler une chose essentielle : nous sommes à la croisée des chemins. Continuer à lutter ou choisir de laisser-aller ? La question n’est pas : « Suis-je une goutte dans l’océan ? », mais plutôt : « Suis-je prêt à faire partie de cet océan sans chercher à contrôler chaque vague ? »
Le moment de vérité est arrivé. Ce que nous cherchons tous et toutes, c’est comprendre ce qui se cache derrière ce « laisser-aller ».
Imaginez un oiseau, sur le bord d’un précipice. Il hésite, regarde l’infini devant lui. Puis il s’élance. Il est porté par le vent, sans contrôler sa direction. Il n’a pas besoin de lutter.
C’est cela, l’abandon : laisser aller les rênes, accepter que nous faisons partie d’un tout plus grand. Ce n’est pas disparaître, c’est se fondre dans l’essence.
Imaginez maintenant une rivière. Elle ne lutte pas contre ses rives, elle danse avec elles, s’adapte aux obstacles. La rivière ne force pas son chemin, elle coule, tout simplement. Elle est libre dans sa fluidité.
La vraie liberté, ce n’est pas de contrôler chaque instant. C’est d’accueillir ce qui est.
Accueillir « ce qui est », c’est se libérer du poids de la lutte, reconnaître que l’instant présent suffit.
Chaque souffle, chaque mouvement, chaque pas, sont déjà parfaits dans leur simplicité.
Pour conclure, imaginez un lever de soleil, éclatant sur l’horizon. Chaque rayon nourrit la terre, sans effort, sans revendication. Pensez à un champ balayé par le vent : chaque brin d’herbe danse, en harmonie parfaite. Ou encore à votre propre souffle : chaque inspiration est un acte naturel, une évidence.
Rien n’a besoin d’être forcé. Nous sommes, et cela suffit.
C’est là, dans cette acceptation totale, que réside la véritable liberté. Et c’est là que tout devient possible.
Nous voilà à la fin de ce voyage. Nous avons traversé le doute, la lutte, la capitulation. Nous revenons à l’essentiel, mais quelque chose a changé en nous. Nous avons compris que nous n’avons rien à prouver, rien à accomplir pour justifier notre existence. Tout est déjà là.
Je finirai sur cette réflexion :
En tant qu’être humain, j’ai la totale liberté de poser mon pied ici ou là.
Avant que je le pose, ce n’était pas écrit.
Au moment où je le pose, cela devient écrit.
Chaque pas que je fais dessine le plan. Et ce plan, au moment où il se dessine, avait déjà été dessiné.
Tout est dit rien à ajouter. Je plussoie 🙏